Débat avorté sur les “Etats-Unis d’Afrique”
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Cérémonie de clôture du 15e sommet de l'UA, le 27 juillet 2010 à Kampala. /DR
Le sommet de l'Union africaine s’est achevé mardi soir 27 juillet à Kampala, en Ouganda où trente chefs d'Etat étaient réunis depuis dimanche. Si le débat sur les Etats-Unis d'Afrique a été particulièrement éludé, le consensus s'est rétabli autour de la lutte contre le terrorisme.
Cher au leader lybien Kadhafi qui reçoit l'échec de ces négociations comme un camouflet, le débat sur les Etats-Unis d'Afrique a été complètement éludé lors du 15e sommet de l'Union africaine qui s’est achevé mardi soir à Kampala.
Les tentatives de Kadhafi épaulé par le Tchad et le Mali se sont heurtées au refus catégorique du président du Malawi, Bingu wa Mutharika, président en exercice de l’Union, d'engager ce débat. Ce dernier considère en effet que la question avait été largement débattue et qu’il n’était pas nécessaire d’y revenir..
Consensus sur la lutte contre le terrorisme
Le sommet de l'UA a cependant retrouvé le consensus pour faire face à la montée en puissance du terrorisme, sur fond de menace croissante d'Al-Qaïda et de ses mouvements affiliés sur le continent.
Les trente chefs d'Etat - sur 53 pays membres - ont entériné l'envoi de plusieurs milliers d'hommes en renfort des 6.000 chargés aujourd'hui de repousser les assauts des islamistes shebab à Mogadiscio.
Ces derniers ont d'ailleurs pour la première fois opéré hors de leur territoire national en revendiquant un double attentat qui a fait 76 morts le 11 juillet à Kampala, alors que Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a annoncé dimanche avoir exécuté un otage français enlevé au Sahel en avril.
L'UA a demandé à ce propos à sa Commission pour la paix et la sécurité de lui présenter des propositions pour renforcer la coordination antiterroriste entre ses membres, notamment en matière judiciaire et policière.
Sur le Soudan, le sommet de l’Union a appelé tous les Etats membres à ne pas coopérer avec la Cour pénale internationale (CPI) dans le cadre du mandat d’arrêt contre le président el-Béchir. Il a même enfoncé le clou en refusant d'accueillir un bureau de liaison de la CPI auprès de son siège d'Addis Abeba.
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