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TOL PRESSE DU MARDI 24 JUILLET 2012 – Publié le : 24 juillet 2012 à 1 h 00 min
juillet 23, 2012

L’on ne cessera jamais assez de déplorer et de dénoncer les séries d’exactions perpétrées par ces contingents d’hommes en treillis tchadiens, dont les autorités politiques centrafricaines ont sollicité le concours, d’abord pour la prise du pouvoir par les armes par le général François Bozizé, et ensuite pour le maintien de la paix en Centrafrique, pays post-conflit qui continue malgré tout de connaître une insécurité grandissante due à la présence de mouvements de rébellion tant nationaux qu’étrangers sur le territoire national, séries d’exactions perpétrées sur des Centrafricains et Centrafricaines de tous bords fils et filles du pays, tout ceci au vu et au su des autorités politico-militaires centrafricaines qui semblent adopter et afficher une attitude ou une position d’immobilisme et d’indifférence criardes, d’impuissance à la limite.
Nous évoquions ci-dessus la mission spécifique dévolue aux différents contingents d’hommes en treillis de l’ex-AEF qui se trouvent sur le territoire national qui est celle du maintien de la paix et de la sécurité dans le pays. Mais force est cependant de constater qu’à l’instar du contingent français qui ne semble pas se préoccuper de la défense du territoire de son ancienne colonie, les éléments des contingents de la sous-région d’Afrique Centrale et particulièrement ceux de la République sœur du Tchad se sont totalement détournés du rôle qu’ils sont appelés à jouer dans le pays, se croient en territoire conquis du fait d’avoir efficacement contribué à la prise du pouvoir par le général Bozizé, et donc excellent en exactions de tous genres sur les Centrafricains de tout bords, et même sur leurs homologues centrafricains dont ils reconnaissent de toute évidence la faiblesse.
Pour revenir au cas récent des deux (2) gendarmes centrafricains abattus lâchement et froidement la semaine passée par des éléments du contingent tchadien de la MICOPAX pendant qu’ils étaient de faction au stade 20.000 places, et dont les corps ont été portés en en terre le vendredi 20 juillet 2012, il nous souviendra que tout est parti d’une banale affaire de jalousie manifestée par l’homme en treillis tchadien, bien beurré d’ailleurs, qui a voulu poignardé un de ses homologues centrafricains, et qui a trépassé en fin de compte. Si les éléments du petit groupe du contingent tchadien étaient conscients du véritable rôle qu’ils sont appelés à jouer en Centrafrique, et si ceux-ci avaient un peu d’égards pour les autorités du pays, ils n’allaient pas réagir de la sorte. Ainsi, ces hommes étrangers en treillis ont décidé de faire leur loi en connaissance de cause. Imaginez un seul instant qu’un militaire appartenant à un contingent centrafricain en mission au Tchad se permette d’abattre un de ses homologues tchadiens sur place là-bas : nous invitons tout un chacun à se faire une idée de ce qui aurait bien pu se produire en conséquence ; nulle doute que tous les éléments du contingent centrafricain auraient été décimés suite à la réaction des autorités tchadiennes. Que chacun prenne conscience du réel danger qui guette ce pays qu’est la RCA !
Ainsi, les corps des deux (2) malheureux gendarmes centrafricains, fils du pays, dont la nation avait encore besoin de leurs loyaux services et bravoure, victimes innocentes d’une barbarie outrancière et aveugle perpétrée lâchement contre eux pour narguer et défier quiconque ne serait pas d’accord, ont été portés en terre ce vendredi 20 juillet 2012, après la traditionnelle cérémonie funèbre officielle. Le reste n’est que silence absolu. En outre, et de source sûre, le contingent tchadien de la MICOPAX, armé jusqu’aux dents se tient prêt à toute éventualité.
Pazza Gbatakoro
http://centrafricmatin.wordpress.com/
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