François Hollande a une volonté claire d’en finir avec la Françafrique

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TOL PRESSE DU MARDI 02 OCT 2012 – Publié le : 2 octobre 2012 à 6 h 58 min

François Hollande a maintes fois annoncé son intention de rompre avec la Françafrique. Au-delà de la disparition symbolique de la cellule de l’Elysée, comment allez-vous procéder ?
Effectivement, François Hollande a une volonté claire d’en finir avec la Françafrique, ses mécanismes pervers et ses influences occultes. C’est un fait, il n’y a plus de cellule Afrique. Bien sûr il y a des conseillers. Mais ces conseillers ne sont pas des personnages sulfureux ou mystérieux, ce sont des diplomates, des professionnels comme Thomas Mélonio. Ils ne sont pas les héritiers de Foccart ou de Bourgi. Sortir de la Françafrique, c’est considérer qu’il n’existe pas de « pré carré » que nous piloterions de l’extérieur. Nous sommes tout sauf indifférents. Nous sommes amicaux, disponibles, nous sommes en interdépendance, mais nous ne sommes pas dans l’ingérence.
Compte tenu de la crise européenne, vous avez sans doute peu de temps à consacrer à l’Afrique ?
Tout est relatif. Il n’y a pas de visiteur africain de haut niveau qui ne souhaite me voir. C’est un symbole de ces liens. Un président africain qui vient à Paris voit le Président, le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et, en général, le ministre de l’Économie et des Finances. Je n’ai jamais refusé un rendez-vous. J’ai provoqué, au contraire, des rencontres et je prends des initiatives.
Tous les chefs d’Etat du continent sont-ils les bienvenus à Paris ?
Je peux avoir des préférences. Mais il n’y a pas beaucoup de ministres qui, comme moi, ont une conseillère d’origine africaine – Safia Otokoré – et un directeur de cabinet – Rémy Rioux – qui, le jour où je lui ai proposé le poste, partait à Tunis comme vice-président de la BAD ! Par ailleurs, je compte bien me rendre en Afrique prochainement.
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