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Construction de La grande muraille verte pour stopper la désertification en Afrique : La conférence des chefs d’Etat d’Afrique au sud du sahara s’ouvre aujourd’hui à Bamako
L’Indépendant, 23/06/2009
Pour faire face aux défis environnementaux liés en grande partie aux changements climatiques et aux effets récurrents de la désertification, l’Afrique au sud du Sahara s’initie depuis peu à un projet transcontinental dénommé la Grande muraille verte (GMV). La rencontre des chefs d’Etat qui s’ouvre aujourd’hui à Bamako entend insuffler une nouvelle dynamique au projet afin d’accélérer sa réalisation.
Sont attendus à cette conférence qui s’ouvre ce matin à l’hôtel Laïco l’Amitié, les chefs d’Etat Abdoulaye Wade du Sénégal, Mamadou Ba de la Mauritanie et Idriss Deby du Tchad aux côtés du président Amadou Toumani Touré du Mali.
Sont également attendus à cette conférence de Bamako certains Premiers ministres de l’Afrique au Sud du Sahara dont ceux du Burkina Faso et du Niger. Sans oublier évidemment les experts des pays concernés. Cette conférence intervient après celle dite scientifique des experts, qui a eu lieu en février à Dakar au Sénégal.
La volonté des autorités de l’Afrique au sud du Sahara de construire une grande muraille verte pour stopper la désertification trouve sa justification dans le rapport 2008 du Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui indique que les efforts de conservation des forêts dans les pays du Sahel sont très faibles par rapport au processus de déforestation. «Environ deux millions d’hectares de forêts dans la bande sahélienne sont perdus annuellement» indique le rapport.
La grande muraille verte (GMV) constituera, d’une part, une bande de terre qui ira de Dakar à Djibouti, en traversant onze pays : Sénégal, Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso, Nigeria, Tchad, Soudan, Ethiopie, Erythrée, Djibouti.
D’autre part, la GMV constituera une ceinture de végétation multi espèces, large de 15 kilomètres reliant Dakar à Djibouti sur une longueur d’environ 7.000 km, et chaque pays concerné devra délimiter une bande forestière large de 15 km.
Il s’agit à travers cette grande muraille verte de trouver une solution à la dégradation des ressources naturelles dans la bande sahélienne.
Ainsi, la GMV apparaît comme étant une solution pour lutter contre ce fléau, une opportunité pour la relance des programmes de conservation et de restauration des écosystèmes, en particulier les terres et les forêts.
A suivre
Alassane DIARRA
S/L’Independant